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Depuis plusieurs semaines j'ai été très occupée et je vous ai abandonné !!!
J'ai donc décidé de me consacrer à ma famille et de réserver mon énergie à l'écriture de mon manuscrit et aux salons du livre que j'avais promis de faire.

 







J'ai participé au Salon du Livre de Paris sur le stand de mon éditeur Publibook

 où j'ai fait la connaissance de trois femmes exceptionnelles et dont je vous recommande les livres :
- Illusions Fatales de Muriel Amoussou
- Le revers argenté des nuages de Marie-Hélène Boyer-Duberga

- Itinéraire d'une Frangérienne de Zohra Maldji-Salah
toutes aux Editions Publibook...

 

 
 
 

 










J'ai juste été choquée de l'irrespect le plus total de certains écrivains et de leurs accompagnateurs ayant le droit de passer par l'entrée VIP du salon appelée le SERAIL ! En effet, le salon 2008 accueillant des livres sur Israël, la protection était très pointilleuse et nous devions passer par un portail de sécurité. Ce qui inévitablement a provoqué une file d'attente très importante. Et bien, ces personnes célèbres pour certaines, chapeautées, bottées à prix d'or, habillées par Prada, me bousculaient pour passer avant moi ! Au bout d'un moment, ayant peur pour ma Marguerite, j'ai coincé ma valisette dans laquelle je trimbalais mes 60 livres que j'espérais vendre (j'en ai vendu 12 !) entre mes jambes en prenant soin de la faire dépasser en travers ! Une greluche à talons m'a tapé sur l'épaule en me demandant de pousser mon sac. Je lui ai répondu que je le ferai quand elle arrêterait de me pousser ! Elle a pris un air outré ! Apparemment, c'était une célébrité mais qui ???
Ensuite, lorsque j'ai réussi à passer le premier contrôle d'identité, j'ai gentiment montré ma carte de porteur de système de neurostimulation au vigile afin de ne pas passer sous le portique. Le charmant monsieur allait pousser sa table quand la fameuse greluche a jeté mon sac et a voulu passer sous le portique sans attendre l'ordre du vigile !!! Elle a du ressortir aussitôt ! Et quand elle a remarqué que je passais gaillardement via la table aimablement poussée par le vigile, elle s'est mise à hurler :"Pourquoi elle passe pas au contrôle, elle ?"
J'ai éclaté de rire et je lui ai proposé ma Marguerite en échange du passage sous le portique... Elle n'a pas compris !
Bref, ensuite ayant mon précieux sésame en main, j'ai enfin pu rejoindre le stand de mon éditeur...
J'ai reçu la visite de mon cher ami R... qui m'avait emmené la veille visiter la tombe de Gainsbourg où j'avais laissé mon ticket de métro, la tombe de Sartre et Simone de Beauvoir où j'ai relaissé un ticket de métro, et celle de Dreyfus où j'ai mis un petit caillou comme le veut la coutume.
Je suis revenue le dimanche soir éreintée mais heureuse de mon aventure parisienne d'autant plus que j'avais revu ma puce d'un an qui m'appelle Mama Blabla... Vous savez pourquoi, vous ? C'est bizarre non ? Moi qui ne suis pas bavarde !!!
Puis j'ai eu un gros choc émotionnel dans la semaine, une énorme vague de boue qui m'est revenue du plus profond des années de galère et là, avec la fatigue du Salon : Patatras ! La Super Nana Super Femme, Super Maman, Super Tout, En vrac, la Bonne Femme !
Impossible de me lever ! Le moindre mouvement étant un Tsunami de DOULEUR, vous voyez comme la grande vague des surfeurs sur le Pacifique ! Pas un morceau de mon corps qui ne hurle pas, qui ne crache pas !
J'ai beau m'appuyer sur mon arbre, le dos bien calé sur son tronc, le caresser, lui confier mon chagrin, respirer, inspirer, passer par le Yin, le Yang, la Terre vers le Ciel, le bas vers le haut, les pieds vers la tête en arrêtant la respiration à la hauteur du plexus solaire soit à la jonction des circuits neurologiques là juste au-dessus du milieu des deux seins puis en ressentant l'air qui passe doucement par mes bras, mes mains, mon cou, etc...
RIEN N'Y FAIT !!!
Je m'habille avec des couleurs, plein de couleurs à tel point que mon mari pense que je fais carnaval !
En plus, j'ai eu le plus grand bonheur de ma vie vendredi dernier : ma fille a mis au monde le plus beau bébé qui existe : mon petit-fils. Un chef-d'oeuvre, mon petit oeuf né l'avant-veille de Pâques !
J'ai essayé de ne pas me shooter pour profiter de ce merveilleux moment et partager avec ma fille son bonheur d'avoir mis au monde son premier enfant. Mes deux garçons sont si fiers d'être tontons ! Notre tribu s'agrandit encore et c'est fabuleux.
Pourtant, ma douleur elle est toujours là, tapie au fond de mon corps, guettant chaque mouvement, chaque instant pour surgir, ne me laissant pas de repos, ni le jour, ni la nuit !
Mon médecin traitant m'a un peu grondée car effectivement je suis encore une fois allée jusqu'au bout de mes forces physiques mais ce n'est pourtant pas terminé car j'ai encore un salon du livre la semaine prochaine et c'est très important pour moi car c'est dans ma communauté de communes.
Et je dois encore être un peu forte pour ma fille car elle a besoin de moi. Ensuite, s'il le faut je mettrai la pédale douce.
Le médecin de la douleur qui me suit a préconisé que je prenne du TIAPRIDAL dont la molécule la 
tiapride (Tiapridal®) et un psychotrope du type des benzamides.  Il agit sur le système nerveux central comme un antagoniste puissant de la dopamine. C'est un sédatif anxiolytique.
On verra bien si cela fonctionne. De toutes façons, si lundi cela ne va pas mieux où si je yoyotte de la crinière, j'arrête tout et on revoit le traitement de plus près !
Samedi 29 mars 2008
commentaires (1)    par Margbio ajouter un commentaire
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